[TEST] Shank 2 – Le retour du massacre

En aout 2010, le père Noël nous a déposé un petit chef d’œuvre téléchargeable sous le sapin d’été. C’était donc le studio Klei Entertainment, l’autre nom du Père Noël, qui nous proposait leur tout nouveau Beat’em All gore et nerveux, Shank. C’est donc un peu moins de deux ans plus tard que le studio remet le couvert en nous servant le deuxième épisode de la série nommé Shank 2. C’est donc avec un grand plaisir que les fans du premier épisode massacreront les méchants à l’aide des armes blanches et armes à feu du héros si charismatique, Shank.

Ne jamais s’attaquer à la Shank

Après avoir poursuivi son ancien gang qui a tué sa femme et tenté de le tuer dans le premier épisode, Shank a besoin d’un peu de répit. C’est donc à bord d’un autocar de voyage en Amérique latine que l’on retrouve notre protagoniste au regard noir. Soudain, le véhicule est attaqué par des bandits qui tuent ou emprisonnent tous les occupants sauf un, et pas des moindres, Skank. Des choses horribles se passent dans ce pays. En effet, Le Président Magnus lutte contre le trafic de drogue mais en contrepartie, il emprisonne la population locale sans raison. Shank, en  bon héros, décide donc de se munir de ses armes favorites, machette, couteaux et couteaux de lancer pour ramener la paix.

Tout au long de l’histoire, vous devrez donc délivrer des civils tout en vous débarrassant des ennemis aussi variés dans leur design que dans leur comportement. Pendant cette quête, vous rencontrerez quelques personnes de votre camp qui agrémenteront l’histoire ou vous donneront simplement de nouvelles armes comme une tronçonneuse, un shotgun, des pistolets et d’autres encore. A un moment donné, vous abandonnerez carrément Shank afin de contrôler un personnage féminin plus rapide mais moins puissant.

Vous l’avez compris, le scénario de paie pas de mine mais il a le mérite d’exister. Par contre, on pourra regretter que le jeu soit en anglais intégral, ce qui rebutera les personnes qui ne sont pas à l’aise avec la langue de Shakespeare. De plus, les incrustations cut scene de la manière d’une bande dessinée comme dans Comic Jumper ont été jetées dans les oubliettes, à notre plus grand regret. Cependant, les cinématiques ainsi que le jeu en lui-même restent sublimes. Les décors sont plus fouillés que dans l’épisode précédent et l’ensemble est un peu plus net. De plus le contraste entre les couleurs légèrement ternes des décors et celles de l’action principale fait en sorte que l’on voie parfaitement où se situe l’action sans confusion possible. En clair, les développeurs ne se sont pas reposés sur leurs lauriers du précédent épisode qui était déjà sublime.

D’un fluide rouge sortant de leurs veines

Si le premier épisode de Shank avait un défaut, c’est bien au niveau de son Gameplay. En effet, le style de jeu veut que l’action soit claire et que le personnage réponde parfaitement. Or, dans le premier Shank, ce n’était pas le cas. Le Gameplay restait très agréable mais parfois frustrant. Et ça, les développeurs l’ont bien compris. Ce nouvel épisode a réussi à gommer la plupart des défauts du Gameplay de son ancêtre, ce qui rend le jeu encore plus agréable. Cependant, le Gameplay ayant été amélioré, on aurait bien voulu que la difficulté en soit de même. En effet, aucune phase de jeu ne vous demandera de recommencer plus de cinq fois. De plus les boss ont été grandement simplifiés. Il ne s’agit plus de trouver son point faible afin de le battre, il faut simplement éviter ses coups pour pouvoir le bastonner juste après. Ceci nous amène tout doucement au sujet qui fâche, la durée de vie. Alors que le premier épisode était doté de 12 niveaux pour environ trois à quatre heures. Celui-ci ne contient que huit niveaux pour un peu plus de deux heures. De quoi nous laisser sur notre faim, surtout qu’il est maintenant impossible de faire le mode histoire en coopération. Il y a toujours le mode difficile pour les plus courageux où les niveaux sont amputés de check point.

Pour pallier à ce manque cruel de durée de vie, les développeurs nous ont concoctés un mode coopération online et local totalement différent de l’histoire, le mode Survival.  Dans ce mode de jeu, vous serez amené à vous battre contre des vagues d’ennemis toujours plus fort à la manière du mode Horde de Gears of War ou du mode Survie de Modern Warfare 3. En plus de devoir survivre, vous devrez défendre 3 objectifs que les artificiers ennemis essaieront de détruire à l’aide d’explosifs. Vous pouvez aussi acheter des atouts comme de la vie, une mitrailleuse automatique et quelques autres avec l’argent que vous gagnez en tuant les adversaires.

Bien que ce mode de jeu soit fort sympathique et vous occupera peut-être quelques heures, il ne justifie pas la longueur du mode Histoire.

Quand le sang est nettoyé, ça donne quoi ?

Shank 2 est un excellent titre téléchargeable. Le titre efface la plupart des défauts de jeunesse du premier épisode pour notre plus grand plaisir. Si des personnes vous ont énervé pendant la journée, vous prendrez un malin plaisir à décapiter une centaine de personne en rentrant chez vous tellement ce titre est défoulant. De plus, la beauté de celui-ci vous laissera bouche ouverte pendant un bon bout de temps. Malheureusement, la durée de vie du mode Histoire est beaucoup trop courte pour ne décevoir le joueur lors de la dernière cinématique. Les développeurs nous proposent un tout nouveau mode de jeu en coopération pour nous consoler légèrement mais ce n’est pas suffisent.

Graphismes : (17/20) Les décors sont encore plus travaillés que dans le premier épisode. Le contraste entre les couleurs de l’arrière et de l’avant plan est vraiment très joli. L’ensemble du jeu a subi un petit lifting et est légèrement plus net qu’auparavant. Bref, c’est magnifique.

Gameplay : (15/20) Le Gameplay est très arcade et plus intuitif que dans le premier épisode. Les actions sont plus fluides et le personnage répond vraiment très bien. De plus, les petits ajouts apportent quelques subtilités en plus, surtout au niveau des contres.

Bande son : (16/20) Bien que la bande son soit moins épique dans cet opus, les musiques sont très belles. De plus les bruitages sont agréables car ils ne sont pas trop exagérés. Malheureusement, les développeurs n’ont pas pris la peine de traduire le jeu et cela dérangera les allergiques à l’anglais.

Durée de vie: (8/20) Avec un peu plus de deux heures pour le mode histoire, la durée de vie est le point noir du jeu. Le nouveau mode de coopération qui a été ajouté ne sauvera pas les meubles car même s’il est agréable, les trois environnements différents ne vous tiendront que quelques heures.

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