[TEST] Uncharted : Golden abyss

La série Uncharted, qui est très vite devenue la licence phare de la PlayStation 3, accueille la sortie de la PS VITA comme il se doit avec le titre Uncharted : Golden Abyss. En effet, cet épisode fait partie du line up de la nouvelle console portable de Sony, une bonne manière d’attirer les joueurs vers elle. Cette fois-ci, les aventures du charmant Nathan Drake nous sont contées non pas par Naughty Dog mais par Sony Bend, auteurs de la série Syphon Filter. On peut toutefois se demander si cet opus est juste un moyen de booster les ventes de la console ou un véritable jeu digne des autres épisodes.

Un malchanceux chanceux

La première chose à savoir est que l’histoire se déroule avant les évènements du premier épisode. En effet, nous retrouvons Nathan Drake dans les forêts d’Amérique du Sud avec son ami Jason Dante. Alors qu’il enquêtait sur les agissements d’une ancienne secte, il rencontre Marisa Chase, une jeune fille à la recherche de son grand père disparu, lui aussi archéologue. En bon séducteur, notre héros décide d’aider cette charmante demoiselle à la voix si agréable. Alors qu’ils commencent à trouver des pistes, Roberto Guerro, un puissant trafiquant de drogue se met en travers de leur chemin. Une suite de péripéties commence donc à s’enchaîner pour Nate et sa charmante partenaire. Celle-ci fera d’ailleurs plus office de boulet à traîner vu qu’elle refuse d’utiliser des armes à feu. Une malchance de plus pour notre héros… comme s’il n’en avait pas assez.

Au bout de quelques minutes de jeu, vous serez déjà entrés dans la peau de notre protagoniste tellement ce jeu est immersif et la réalisation y est pour quelque chose. En effet, dès les premières scènes de jeu, on ne peut que rester bouche bée devant leur beauté. Les animations sont fluides, les textures plutôt jolies et les effets de lumières somptueux. On peut même dire qu’on approche la qualité graphique d’une console de salon. Malheureusement, durant les cinématiques, l’aliasing pointe légèrement son nez mais cela reste très beau. Par contre, les doublages ainsi que les jeux d’acteurs sont sublimes.

Les Joysticks, le Graal des portables

Le gameplay suit littéralement le sens de la marche. En effet, grâce aux deux joysticks, la prise en main  n’a quasi rien à envier à un Pad classique. D’ailleurs, le titre arrive à éviter le petit problème de la proximité du joystick droit et du bouton X de la Vita. En effet, lorsque nous avons besoin d’utiliser celui-ci, le stick droit est généralement désactivé. Au niveau des séquences de GunFight, vous aurez probablement un peu de mal de gérer les joysticks au début. En effet, si vous êtes habitués aux Pads de consoles de salon, sachez que ceux de la PS Vita sont plus sensibles. Pas de problème avec ça, on peut très bien la changer via les options du jeu. Les développeurs ont pensé à tout car les fonctionnalités propres à la console sont très bien exploitées. Par exemple, lors de phases de plateformes, vous pourrez appuyer où vous voulez aller grâce à l’écran tactile, monter une corde à l’aide du pavé tactile, garder votre équilibre sur une poutre avec le gyroscope et bien d’autres choses encore. Malheureusement, du haut de la dizaine d’heures pour terminer l’histoire en difficulté normale, on retrouvera assez souvent les mêmes mécanismes, ce qui peut parfois paraître redondant. Par exemple, lorsque Nate s’accroche à une pierre, il arrivera souvent que celle-ci cède, vous devrez alors glisser votre doigt du bas vers le haut sur l’écran tactile. Ces séquences de QTE sont un peu trop nombreuses, notamment à la fin du jeu, à tel point qu’on décroche parfois de l’action.

Vaut mieux tard que jamais

Un des défauts de l’histoire est le fait que nous nous trouvons soit dans la jungle, soit dans des grottes. Il y a donc très peu de variation de décors, ce qui est vraiment dommage pour un jeu si beau. De plus, il faut attendre à peu près le milieu du jeu pour que l’intrigue devienne réellement intéressante. Ceci peut être compensé par les quêtes annexes. En effet, plusieurs mystères sont à résoudre. Pour ce faire, il vous faudra réunir tous les items liés à ceux-ci. Vous devrez donc trouver des pierres, des trésors, faire des photos, nettoyer des objets ou encore résoudre des puzzles. En plus de rajouter de l’intérêt au jeu, ces quêtes augmenteront considérablement la durée de vie tellement ils sont nombreux.

En revanche, s’il y a bien une chose qui la diminue fortement, c’est l’absence de multijoueur. Pourtant, ce ne sont pas les capacités de la machine qui les en empêchait. De plus, Naughty Dog avaient implanté un multi efficace… La seule utilité de la connectivité sert à échanger des objets que nous avons trouvés avec nos amis. Autant dire que c’est quasi inutile pour un jeu appartenant au line up de la console.

Nate s’en sort toujours bien

Le changement de développeurs ne se fait pas ressentir. Les petits gars de Sony Bend ont vraiment bien travaillé sur cet épisode portable. Uncharted : Golden Abyss est le jeu phare du lancement de la VITA aux cotés de WipeOut 2048 et de Rayman Origins. La réalisation est impeccable et le scénario est bon, même s’il est un cran en-dessous de ceux proposés sur consoles. C’est donc avec un grand plaisir que nous accueillons notre héros, Nathan Drake, sur un écran de 5 pouces.

 

Graphismes : 18/20
+ Une réalisation impressionnante.

+ Des personnages très bien modélisés.

– Un peu d’aliasing dans les vidéos.

– Environnements trop peu variés.

Gameplay : 17/20
+ Les deux joysticks bien gérés.

+ L’utilisation efficace des fonctionnalités de la VITA.

– Trop de phases de QTE.
Bande son : 18/20
+ Les doublages originaux bien foutus.

+ La sublime voix de Chase.

+ Des musiques parfois épiques.

/
Histoire : 14/20
+ L’intrigue finale assez plaisante. – La première moitié pas très intéressante.
Durée de vie : 14/20
+ Une dizaine d’heures pour terminer l’histoire en normal. – Pas de multijoueur.

 

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