[TEST] SSX (2012) : Le retour de la poudreuse

Plus de 11 ans après le premier épisode et quelques années d’absence, SSX arrive enfin sur consoles HD. Pour rappel, la série est un jeu de Snowboard à la fois très arcade et très exigeant. Par son titre on ne peut plus simple qui n’est autre que SSX, les développeurs nous ont clairement prévenus que nous allions assister à la renaissance de la série. Cela représentait un gros risque vu le nombre de fans qui l’attendaient de pied ferme.

Descente de la mort

Etant donné que le seul mode de jeu débloqué au départ est le « World Tour », on y fonce tête baissée sans savoir ce qui nous attend. C’est donc dans la peau de Zoé, membre de la Team SSX que nous commençons notre aventure sur la poudreuse. Malheureusement, peu de temps avant la participation de l’équipe à un championnat, un des membres, Griff, est parti en prenant tous les fonds amassés. Fort heureusement, il est encore temps de les récupérer en le battant sur les meilleurs spots enneigés de la planète. Les différentes chaînes de montagnes ont été attribuées à chaque membre de la Team. Tout d’abord, ils devront réaliser quelques épreuves sur des montagnes de moins en moins faciles à négocier. En effet, il faudra entraîner notre rider pour qu’il puisse tenter les descentes de la mort, épreuves situées sur les massifs les plus prestigieux (du globe). Celles-ci possèdent des difficultés propres. Par exemple, le Mont Blanc est très pauvre en oxygène ou encore, le mont Fuji est semé de pierres, etc. Afin de dompter les éléments naturels qui essaieront de vous barrer la route, plusieurs équipements seront mis à votre disposition. Ainsi, la Wingsuit vous permettra de passer les gouffres, la bombonne d’Oxygène vous aidera à respirer, les piolets faciliteront vos virages sur la glace etc. Ces éléments, en plus d’être sympathiques, renouvellent le Gameplay mais que ce soit clair, ce n’est pas grâce à ça que SSX arrive à nous tenir plusieurs heures d’affilée. Malheureusement, les plus assoiffés de challenge seront très vite déçus du manque de difficulté de ce mode de jeu. En effet, il n’est pas nécessaire d’être premier pour gagner une épreuve. Ceci est justifié par le fait que l’on se bat souvent avec les membres de la Team SSX. De plus, le nombre d’épreuves est ridicule puisqu’il est possible d’en faire le tour en moins de deux heures.

En dehors du mode « carrière », EA Games nous propose deux autres modes de jeu. Le premier, nommé « Exploration »,  est bien plus agréable. En effet, 153 spots sont mis à notre disposition afin de tester notre talent de rider. Vous devrez donc dévaler les pentes le plus vite possible, enchaîner des tricks de folie et survivre aux descentes de la mort pour venir à bout de ce mode. Cette fois-ci, c’est bien la médaille d’or qui est visée et non une simple participation aux épreuves. De plus, c’est là que nous pouvons défier nos amis. Mais à notre plus grand regret, il est impossible de les affronter directement. En effet, le seul moyen de les ridiculiser est de créer une épreuve où ils peuvent s’inscrire et enregistrer leur score. En résumé, nous ne sommes même pas obligés d’être connectés en même temps. A l’image de l’absence de parties privées de Battlefield 3, EA Games nous montre une fois de plus que pour eux, un jeu communautaire est un jeu sur lequel on peut affronter le monde entier, mais pas ses amis.

Mis à part ce gros hic, le mode « Exploration » reste extrêmement agréable et augmentera un peu le challenge mais pas autant que le troisième mode, « Epreuves monde ». Grâce à celui-ci, les amateurs de scoring vont se régaler. En effet, ici, il est question de participer à des épreuves contre le monde entier. Pour se faire, des sessions sont organisées sur une durée déterminée dont le but est de se classer le mieux possible afin d’obtenir le meilleur rang. Ceux-ci sont divisés en rang bronze, argent, or, platine et diamant. Ils correspondent à peu près à l’endroit où vous vous situez au milieu de tous vos adversaires. Vous aurez donc tendance à essayer d’améliorer votre score afin de gagner un maximum de crédits. Ceux-ci sont utilisés pour acheter des boards, des tenues ou encore les équipements cités plus haut.

SSX : It’s Tricky !

S’il y a bien une chose qui a toujours fonctionné dans les SSX, c’est son gameplay. En effet, celui-ci a toujours été très apprécié dès le premier épisode grâce à ses sensations de glisses et ses tricks toujours plus fous. Cette fois-ci, les développeurs ne se sont pas reposés sur leurs lauriers car ils ont changé énormément de choses au niveau de la maniabilité. Rassurez-vous, ils ne nous ont pas fait une simulation de ski. Par contre, ils ont fortement accentué le coté arcade du titre, le rendant plus accessible. En effet, même si la vitesse des déplacements et des tricks a été accrue, le simple fait de lâcher les joysticks vous assure une réception parfaite. De plus, lorsqu’on retombe aux alentours d’un rail, le personnage aura tendance à être aspiré par celui-ci et il est impossible d’en tomber.

Pour faire le plus gros score possible, il faut tenter de faire le combo le plus long, et donc enchaîner des Tricky de manière inhumaine. Cela dénature un peu le gameplay mais après un petit temps d’adaptation, il reste très plaisant. La configuration aux deux sticks est très intuitive bien que parfois imprécise. Quant à la configuration classique, elle est un peu plus précise mais ne correspond pas vraiment aux changements apportés à cet épisode. Néanmoins, certains fans de la série choisiront celle-ci afin de retrouver leurs sensations d’antan.

Blanche Neige…

Si vous croyez que modéliser de la neige dans tous les coins est facile, vous vous trompez probablement. En effet, même si la réalisation du jeu en globalement bonne, certains éléments de décors laissent à désirer. En effet, difficile de passer entre le clipping en arrière-plan et les textures des obstacles plutôt moches. La variété des décors, quant à elle, est satisfaisante. Sans être un nouvel univers à chaque fois, les quelques changements sont assez visibles pour qu’on sache dans quel coin du monde on se trouve. Malheureusement, l’originalité et l’exotisme des pistes des précédents épisodes ont complètement été balayés. Plus de ballons volants, ni de flippers géants. Dans ce titre, vous ne verrez que de la roche du verglas et de la neige. Continuons dans la nostalgie et parlons de la musique la plus connue de la série… It’s Tricky de RUN DMC. EA Games a eu la bonne idée de la réutiliser dans ce jeu, mais en plus, elle a été remixée et correspond tout à fait au reste de la bande sonore. En effet, la Dubstep est à l’honneur avec, notamment, des représentants connus comme the Qemists ou encore Skrillex. Et pour que le visuel colle à l’audio, des effets ont été rajoutés lorsque vous êtes en Tricky. En effet, vos mains et parfois vos vêtements seront lumineux ce qui donnera un rendu sublime lors de rotations dans les airs. De plus, lorsque vous arrivez à tenir un Tricky assez longtemps, l’atterrissage donnera lieu à une onde de choc sur la poudreuse. Ces quelques petits éléments atténuent légèrement les quelques défauts visuels.

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