[TEST] Armored Core V

Namco bandai a prospéré, il y a fort longtemps d’ici, avec la série des Armored Core. Celle-ci était et reste encore aujourd’hui essentiellement destinée à un public très expérimenté, autrement dit : les fans. Comme chaque année ou presque, l’idée séduit d’innombrables joueurs nostalgiques prêts à en découdre et à monter leur mécha, tel Goldorak, afin de sauver la planète des dangereux méchants qui tentent par tous les moyens de conquérir notre territoire. Cette année sera-t-elle favorable pour la licence?

Commençons bien, commençons fort.

Ce nouvel opus de la série Armored Core est une vraie calamité visuellement parlant. C’est la première chose qui choc ! Ce jeu, pourtant sorti en mars 2012, est très décevant graphiquement. Les couleurs sont ternes et les textures baveuses. On constate malgré tout un certain potentiel lorsque l’on s’attarde sur des méchas plutôt bien réalisés et assez bien détaillés. Mais, encore une fois, celui-ci est très mal exploité. En effet, ces machines du futur dénotent complètement avec le reste de l’infrastructure, comme si le design des robots et de l’environnement avait été conçu à des époques différentes, ce qui est relativement désagréable. Bien qu’il soit le plus beau de la collection, Amored Core V est loin de faire face, en matière de graphisme, à la concurrence actuelle, et est même loin derrière.

Malheureusement, cela n’est pas son seul point noir. Effectivement, les développeurs se sont d’avantage concentrés sur le mode multijoueur que sur la campagne solo. L’enchaînement des missions, sans rien connaître du contexte passé et présent, laisse le joueur dans un total désarroi. Les informations sur le conflit qui nous occupe se font très rares et sont maladroitement mises en évidence. Autre défaut de ce solo (on ne les comptes plus), on déplore une sensation de non liberté et de couloir qui nous envahi très rapidement, rendant chaque mission très répétitive.

De ce qu’on en sait, le conflit présenté dans ce Armored Core V concerne une bataille pour le contrôle des territoires dans le but de s’approprier les ressources naturelles qui se font de plus en plus rares. C’est au commande d’un robot customisable à souhait et armé jusqu’aux dents qu’il faudra prouver notre supériorité dans ce monde de chaos.

Oh qu’elle est belle ma carrosserie…

Mais pas tant que ça en fait ! Un des point fort du jeu (et oui il en a au moins un) est la customisation de son mécha. Telle la carrosserie d’une voiture, celle de votre robot sera personnalisable de A à Z. Ainsi, le joueur pourra tout d’abord assembler son « bolide » comme bon lui semble en y modifiant chaque élément : armes, amures, casque, membres inférieurs… De plus, s’il le désire, il aura la possibilité de créer et d’appliquer des emblèmes sur différentes parties du squelette de la machine ou encore d’en changer la couleur. Encore faut-il s’y retrouver dans les différents menus et les différentes possibilités qu’ils impliquent. C’est effectivement le seul reproche que l’on pourrait faire au mode atelier mais qui s’applique, bien entendu, au reste du menu. Une interface plus claire évitant de devoir approuver trois fois de suites une mission avant de la lancer aurait été plus judicieuse.

Nous allons maintenant parler de la bande son, voilà c’est fait nous en avons parlé. Comme vous l’aurez compris, le fond sonore ne joue pas un rôle majeur, les bruitages des explosions ne sont pas suffisamment convaincants et la musique est insignifiante.

A plusieurs c’est mieux !

Namco Bandai l’a bien saisi et a donc tout misé sur son mode online. Certaines missions du jeu sont disponibles en coopération deux joueurs (en ligne), vous facilitant la vie par moment. De plus, nous pouvons créer notre propre team pour échafauder des plans machiavéliques contre les ennemis. Des matchs en modes conquêtes permettront à deux équipes, composées au maximum de cinq joueurs, de s’affronter sur des terrains étendus, le but étant, vous vous en doutez, de protéger son territoire. Le fonctionnement est relativement simple : c’est du 4 vs 4 avec un cinquième joueur qui occupe la fonction d’opérateur. Ce rôle très pratique lui octroie une vue stratégique du champ de bataille dans son ensemble en tant qu’observateur, lui permettant ainsi de donner des directives à ses coéquipiers. Si les plus fous d’entre vous préfèrent affronter l’ennemi sans leur équipe, c’est effectivement possible. Le jeu vous permet d’engager à tout moment des mercenaires aussi dingues que vous pour dézinguer du mécha à tout va.

En conclusion, le titre de Namco Bandai est clairement destiné aux habitués de la série. Ceux qui tenteraient quand même de la découvrir seront soit sous le charme (mais on se demande lequel) ou tout simplement déçu. A aucun moment on ne se sent touché par l’histoire ou même concerné. Les graphismes sont loin derrière les grosses pointures sorties ces derniers temps. On remarquera tout de même, l’immense possibilité de customisation qui nous est donnée, sans parler du mode multi plus intéressant que la trame principale.

 

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Une pensée sur “[TEST] Armored Core V

  • 10 septembre 2017 à 20 h 27 min
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    Ah, ce Armored Core… il a quasiment signé la fin de la série !
    Est-ce que ça vaut le coup de l’acheter uniquement pour la customisation des mécha ? Je demande car ça a l’air d’être le point fort 😀

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