[TEST] FEZ – Le chapeau de l’indé

En ce mois d’avril 2012, le Xbox Live Arcade est mis à l’honneur. En effet, en plus des sorties habituelles, deux titres très attendus ont fait leur apparition. D’une part, la suite directe du populaire Trials HD et d’autre part, le fameux FEZ, qui a été retardé maintes et maintes fois. La première fois que nous avons entendu parler de ce dernier, c’est lors de la Game Developpers Conference 2008 où il a fait impression grâce à ses graphismes hors du commun. Haut en couleur, style visuel bien à lui, on peut avouer qu’il avait de quoi séduire. Mais, comme tout le monde le sait, un beau jeu ne fait pas forcément un bon titre… il faut que le gameplay soit aussi bon que le reste, ou en tout cas, s’en approche.

Le gentil petit Gomez

L’histoire commence comme beaucoup d’autres. Nous retrouvons notre protagoniste, Gomez, à son réveil. Celui-ci mène une vie paisible dans un petit village en deux dimensions. Lui et ses petits amis n’ont aucune idée de ce que signifie le mot profondeur, et cela n’a pas vraiment l’air de les déranger. Un beau jour, alors que Gomez suivait sa routine quotidienne, il vit un cube doré éclater. C’est un véritable supplice pour les habitants. En effet, cet objet est sacré et sa perte peut causer des trous noirs dans leur petit monde, et gare à celui qui s’en approcherait. Le sort est entre les mains de notre héros. Il doit retrouver les 32 fragments du cube afin d’éviter l’extinction de son espèce, et pour l’aider, un de ses compatriotes va lui donner un chapeau magique, le FEZ. Grâce à cet artefact, il apprend l’existence de la troisième dimension qu’il arrive à utiliser  de manière étrange… En effet, il peut faire pivoter les environnements autour d’un axe vertical. Ainsi, il peut accéder à des portes derrière un mur, rapprocher des plateaux lointains, rassembler deux bouts d’échelle, ou encore trouver des fragments du cube. Aussi, des petites énigmes liées au changement de plan sont à résoudre comme faire sonner une cloche dans le bon sens, placer des caisses sur un bouton, exploser des murs avec des bombes et bien d’autres encore. Mais au-delà de ces petits problèmes, un véritable jeu de réflexion se dévoile. En effet, il vous faudra parfois prendre des notes à plusieurs endroits différents afin de débloquer un secret protégé par un mystère. Ceux qui aiment torturer leur cerveau seront aux anges puisqu’en plus, le monde où notre héros évolue est un véritable labyrinthe, qui plus est, n’est pas de petite taille. À ce concept se rajoute un gameplay on ne peut plus classique que l’on retrouve dans la plupart des jeux de plateformes. Toutefois, cet aspect du jeu n’est pas particulièrement maitrisé. Il ne sera pas rare de tomber lorsque vous escaladez un mur, car le personnage glisse sans raison. Fort heureusement, aucun système de vie n’est présent. Lorsque vous tombez de trop haut, dans un trou, ou encore passez devant un trou noir, vous réapparaîtrez quasi immédiatement au dernier endroit stable où vous êtes passé. Les différents bugs que vous rencontrerez lors d’une ascension ne seront donc pas fatals. Clairement, FEZ ne réinvente pas les jeux du genre, mais grâce ses graphismes, il arrive à se démarquer de ce qui se fait habituellement.

Des cubes plus petits que dans Minecraft

Amateurs de petits carrés, cubes et quadrilatères en tout genre, FEZ devrait vous plaire. En effet, tous les environnements ainsi que les personnages ont été réalisés en pixel art. Mais ce côté rétro n’est pas le seul atout du design… Il suffit de jeter un coup d’œil sur le panorama pour se rendre compte que les effets de lumières sont souvent sublimes et vous renvoient dans vos rêves les plus doux. Sans être exagérés, le soleil qui passe dans les différents trous du décor, ou encore les lumières dans les niveaux sombres embellissent encore plus le titre. Ajouté à ça, des couleurs aussi chatoyantes que variées, on se retrouve bel et bien avec l’un des plus beaux jeux du catalogue Arcade de la Xbox 360. Je pense déjà l’avoir assez répété, ce titre est un orgasme pour les yeux, mais du côté sonore, les choses n’ont pas non plus été faites à moitié. Les bruitages sont vraiment agréables et les musiques vous plongent dans une atmosphère très particulière. L’ensemble de la réalisation est plus que satisfaisant et les effets sur notre organisme sont bien plus puissants que le LSD.

Un bémol pourtant important

Après toutes ces lignes vantant les qualités du titre, vous aurez sans doute compris que FEZ n’a pas grand-chose à se reprocher. Cependant, le jeu parfait n’est toujours pas sorti et il faut donc parler des défauts. Mis à part un ou deux bugs, parfois bien rageant, il n’a pas de réels défauts tant les développeurs ont soigné leur joujou. Néanmoins, une chose est à noter obligatoirement. Ne vous attendez pas à vous amuser comme un petit fou en y jouant. En effet, bien que l’expérience de jeu soit étonnante, il manque de fun. À aucun moment « l’histoire » ne nous proposera un quelconque rebondissement que ce soit au niveau de la narration, qui, il faut le dire, est très minime, qu’au niveau du gameplay qui n’évolue presque jamais.

Une perle d’expérience

Même s’il a fallu attendre des années afin de voir arriver FEZ sur nos Xbox 360, aucune mauvaise surprise n’est à signaler. Les graphismes ayant déjà fait leurs preuves, la question était de savoir si le gameplay suivrait. Les développeurs ont aussi tenu leurs promesses à ce niveau-là, et ce, pour notre plus grand plaisir. On peut toutefois regretter l’absence d’une histoire à proprement parler. Cet atout aurait pu permettre d’y ajouter des rebondissements et des variations de jouabilité.

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