[TEST] Metal Gear Solid HD Collection

.Une fois n’est pas coutume, ce 28 juin 2012, la PS VITA s’est vue recevoir un nouveau portage. Cette fois-ci, avec Metal Gear Solid HD Collection, on va au-delà du simple copier/coller. Le jeu est une adaptation d’une adaptation… Je m’explique. En effet, la mode du moment est de faire des packs HD de nos vieux jeux préférés. Le titre était déjà  sorti il y a déjà quelques mois sur consoles de salon. Pourquoi les développeurs ne nous avaient pas proposé le tout premier Metal Gear Solid ? La qualité du portage des trois autres épisodes (Sons of liberty, Peace Walker et Snake Eater) excusait ce manque. Cette fois, les développeurs font encore plus fort. En y amputant la collection de Peace Walker. Avant le test, je partais donc avec un arrière-goût de déception. Et tout de même une question en tête : « Pourquoi l’avoir supprimé ? ».

Et la réponse est …

Pour cette fameuse question, j’avais deux hypothèses. La première était que les développeurs n’avaient pas voulu faire un jeu qui prenait trop de place. La PS VITA prône le dématérialisé. La seconde, non moins plausible était qu’ils voulaient se faire encore plus d’argent. J’ai donc entamé une petite recherche sur le Store de ma PS VITA. J’y ai remarqué que l’épisode manquant était toujours vendu au prix exorbitant de 19,99€. Ce qui veut dire que pour obtenir le même contenu que sur consoles de salon, il faut débourser de 10 à 15 € en plus ! Tout simplement scandaleux ! Ce petit coup de gueule devait être fait pour que ce genre de choses n’arrive plus. Maintenant, place au test.

Metal Gear Solid : Grand sons of liberty

La saga Metal Gear Solid a eu énormément de succès à son époque. C’est d’ailleurs probablement pour cette raison que les développeurs nous proposent d’y rejouer dans une version HD. La série est réputée pour être une référence en termes d’infiltration mais aussi de mise en scène. En effet, il est impossible de faire un des MGS en fonçant dans le tas. Notre patience et notre réflexion sont souvent mises à l’épreuve et ce, dès le début du jeu.

Grâce à un nombre assez conséquent de niveaux de difficultés différents, la série se destine autant aux joueurs occasionnels qu’à ceux qui sont en perpétuelle recherche de challenges. Les différents héros, ainsi que les boss ont énormément de charisme. Ils savent nous tenir en haleine tout au long de l’aventure. Bon nombre de rebondissements savent aussi augmenter le suspense ainsi qu’augmenter la durée du plaisir que procure l’avancée prudente au sein des lignes ennemies.

Solid Story : Le point fort de la série

Pour respecter l’ordre de sortie de la série, je me dois de vous parler de MGS 2 en premier. Sachez tout de même que les évènements de cet épisode se passent après ceux de MGS 3. Dans celui-ci, nous avons l’immense plaisir d’incarner deux personnages différents jouables dans leur partie respective. Vous l’aurez compris, l’histoire est divisée en deux.

Le premier chapitre est une infiltration à l’ancienne aux commandes de Solid Snake aidé par Otacon. Le lieu de l’action, est plutôt confiné étant donné qu’on se trouve à bord du Discovery KSNM-3, un tanker (bateau) appartenant à l’US Marines. Le gameplay est intact par rapport au premier épisode, mais il est néanmoins encore plus subtil. En effet, afin de ne pas nous faire repérer par nos  ennemis, nous devons cacher nos cadavres dans des placards, faire attention où nous marchons, éviter de s’enrhumer, etc. En effet, il ne s’agirait pas d’alerter les occupants du bateau ou alors, notre mission sera beaucoup plus rude… comme si elle ne l’était pas déjà.

Un changement majeur dans la série

Lors du second chapitre, nos repères sont légèrement bouleversés. En effet, pour la première fois, nous contrôlons Raiden, une recrue de l’unité Fox Hound. On peut presque dire que ce personnage est un bleu étant donné que ses seules expériences au « combat » sont issues des VR missions, où il a établi les meilleurs scores. Les VR missions sont des salles d’entrainement virtuelles ultra perfectionnées qui sont censés préparer le soldat à toutes les éventualités possibles proposées par une mission réelle.

La Fox Hound a été légèrement contrainte à envoyer un nouveau soldat étant donné la disparition de Solid Snake. Pourtant, le contexte de la mission est grave. Le président des Etats-Unis a fait la visite de la Big Shell, une importante structure située en pleine mer et luttant pour des causes écologiques. Malheureusement, le batiment a été pris d’assaut pas un groupe de terroristes appelés « Les fils de la liberté » et ayant pour chef Solidus Snake, le deuxième clone de Big Boss. Les objectifs de la Fox Hound sont donc de sauver le président mais aussi la Big Shell.

La version de MGS 2 mise à notre disposition dispose aussi de modes de jeux supplémentaires comme le tout premier Metal Gear, ainsi que les VR missions, de véritables challenges tactiques qui nous gardent des heures entières sur notre petite console.

Mangeur de serpents… mais pas que.

MGS 3 : Snake Eater est probablement l’épisode qui a apporté le plus de changements à la série des Metal Gear Solid. Fini les vues un peu surélevées semi fixes et fini la horde de gadgets toujours plus perfectionnés. Premièrement, les développeurs ont opté pour une vue à la troisième personne plutôt bien réussie ainsi que quelques phases à la première personne comme lorsque l’on rampe dans les hautes herbes ou les classiques canaux d’aérations. Les fans se retrouvent donc un peu dépaysés mais pour notre plus grand plaisir. En effet, ce MGS a écopé d’une jouabilité encore plus immersive qu’auparavant, mais aussi, un contexte bien plus intéressant.

L’histoire se déroule pendant la guerre froide et plus exactement en 1964. On incarne alors un soldat surentrainé et spécialiste dans la survie nommé  Big Boss  et surnommé « Naked Snake » par Major Zero, un ancien membre des SAS. L’histoire oppose deux camps : les Etats-Unis et l’URSS, qui cherchent à développer des armes nucléaires afin de terminer cette guerre le plus vite possible. La mission de Snake est de mettre la main sur un scientifique spécialisé dans les ressources atomiques, Nikolai Stephanovich Sokolov qui, bien entendu, se trouve au cœur de l’URSS.

Afin de mener à bien sa mission, Snake devra traverser énormément d’épreuves dans la nature et dans les constructions ennemies hyper sécurisées. Mais cette fois-ci, il ne s’agit plus uniquement d’infiltration. En effet, il faut aussi savoir survivre aux pièges de mère nature et être un professionnel du camouflage. Pour ce faire, il faut chasser, soigner ses blessures, manger et changer de tenue afin d’être le plus invisible possible. Tout au long de son aventure, Snake trouve de nouveaux vêtements comme des treillis de nationalités différentes ou encore des tenues avec d’énormes avantages mais qui lui font perdre de la vie… à utiliser avec parcimonie.

Cette version de Metal Gear Solid 3 inclut aussi deux Metal Gear oldies qui sont : Metal Gear et Metal Gear 2: Solid Snake (Attention : Pas Metal Gear Solid). Les fans de la première heure seront donc satisfaits de retrouver ces petits jeux au gameplay si particuler.

Une petite version… trop petite

Soyons clairs, la série des Metal Gear Solid est vraiment le style de jeux agréable à retrouver sur console portable. L’adaptation est très bonne même s’il faut un peu de temps à s’adapter au mode à la première personne à cause des joysticks. Le lifting HD est plutôt séduisant et les titres paraissent même plus jolis que sur consoles de salon. Cependant, il y a un énorme point noir. Il manque trop de jeux. Metal Gear Solid et Peace Walker auraient très bien pu se retrouver dans ce pack mais malheureusement, l’avarice en a décidé autrement. On peut donc dire que c’est un bon remake mais on pouvait s’attendre à plus de contenu.

 

Si le jeu vous a convaincu et que vous désirez soutenir Gamepotes, achetez la version que vous désirez sur Amazon :

Partager :

Laisse un commentaire. (Reste courtois dans tes propos)

Aller à la barre d’outils